42 – Chocolaterie Rosmeulen

Chocolaterie Rosmeulen – Verviers/Nederheim

Dénomination :
Rosmeulen-Decerf – Verviers
Rosmeulen & Cie – Verviers
Chocolat Rosmeulen & Cie – Verviers
Chocolat Rosmeulen – Nederheim

Florent Rosmeulen (1863-1943) vient s’établir à Verviers et épouse, le 13 juillet 1885, Marie Joséphine Decerf. Il apprend à travailler le pain d’épice chez Angenot-Houpresse.
En 1886, il a sa propre firme « ROSMEULEN-DECERF » au 104 rue Spintay.
En 1893, sa fabrique de pain d’épices est établie rue aux Laines 36.
Le 23 avril 1896, il fonde la société en nom collectif « ROSMEULEN ET CIE »
Le 15 juin 1896, il demande à la Ville de Verviers l’autorisation de construire, rue de Dison 27, un bâtiment destiné à l’exploitation d’une « Chocolaterie », fabrication, achats et ventes de marchandises et opérations de toute nature en rapport avec leur industrie, et d’y installer une chaudière et une machine à vapeur.
Le 22 février 1897, les productions de cette société portent la marque « CHOCOLAT ROSMEULEN ET CIE ».
En 1905, la Chocolaterie Rosmeulen participe à l’exposition universelle de Liège et en 1910, à celles de Bruxelles et d’Anvers.

ROSdoc02
Carte recto-verso illustrée avec prix courant des Chocolat Rosmeulen au verso.

La grève de 1906.
Début d’année, le syndicat des pains d’épiciers, chocolatiers et confiseurs entre en conflit avec M. Rosmeulen qui refuse de reconnaître celui-ci et de traiter avec lui. Le 16 février, suite au renvoi injustifié d’un ouvrier, une grève se déclare rue aux Laine, dans l’atelier de pain d’épices. Fin mai, la grève prend de l’extension et s’étend à la chocolaterie. En septembre, vu de nouvelles revendications de hausse de salaires et la fixation d’un tarif uniforme dans les mêmes industries, deux autres maisons de la place entrent aussi en grève. Des discussions ont lieu entre diverses parties et l’uniformisation de salaire étant adoptée, les litiges s’éteignent et tout rentre dans l’ordre. La grève durera de 1906 jusqu’en avril 1908.

ROSemb01   ROSemb02

ROSemb03   ROSemb04
Emballages cartonnés.

Un écureuil tenant dans ses pattes deux tablettes de chocolat, c’est la première marque déposée par la firme le 2 mars 1900, pour l' »Extra fondant aux Noisettes ». Viennent ensuite la laitière, la vache et la ferme pour « Le chocolat au lait » des Ardennes », dépôt le 10 avril 1903, le Pouhon de Spa pour le chocolat « Ferrugineux », le 6 janvier 1904. Le petit garçon croquant un morceau de chocolat est le portrait du petit fils du patron, il présente le « Dessert Rosmeulen ». Parmi les douze marques déposées durant la période verviétoise, citons « Patria, « Palma », « Mon Déjeuner »

MarqueRos01
Marque de fabrique du « PATRIA » de 1909.

Après plus de dix années d’existence, l’usine de la rue de Dison devient trop petite. Pour lui permettre de satisfaire la demande, F. Rosmeulen décide de regrouper ses deux usines en un seul bâtiment. Il choisit alors de revenir vers son lieu de naissance à Nederheim (près de Tongeren) où il construit une nouvelle et grande usine.

rosmeu02
Publicité.

Le 16 décembre 1908, il achète un terrain de 2 ha 67 a. Avec son beau fils, il esquisse les plans de la fabrique et il confie le travail définitif à l’architecte verviétois Lejear.

rosmeu01
Emballage.

Vers 1911, une centaine d’ouvriers et ouvrières partiellement recrutés à Verviers, personnel complété par des travailleurs de la région, y travaillent. Elle est, avant la guerre 14-18, une entreprise purement familiale.

ROSdoc01
Facture de 1922 avec la surcharge « NEDERHEIM ».

Le 9 septembre 1920, est fondée la « S.A. des anciens Etablissements Rosmeulen ».
La crise mondiale des années trente frappe durement l’entreprise, malgré une réorganisation en 1933, la faillite intervient en 1934.


Sources : Images de Marques « 100 ans d’histoire du chocolat verviétois » Charles PIRARD – Documents, facture et emballages TB.


Toutes informations susceptibles de compléter mes propos sont les bienvenues.


A SAVOIR !!! 600pxl

Publicités

41 – Chocolaterie Junon

Chocolaterie Junon – Verviers

Dénomination :
Chocolaterie Junon, N. Noirfalise & Cie., rue Mangombroux 200 – Verviers

Nestor Noirfalise, né à Verviers le 2 juin 1876, est directeur de la chocolaterie « Le Triomphe » Raxhon et Bauer (Verviers) entre 1911 et 14, et en 1913 a des fonctions dans la chocolaterie de Pepinster.
C’est en 1914 que Jules Mouget, fils, directeur de la Brasserie de Longchamps à Verviers et Nestor Noirfalise, chocolatier, fondent la « Chocolaterie Junon, N. Noirfalise & Cie « .

junonEmb01
Emballage « LA RENTREE TRIOMPHALE ».

Mai 1917, décision est prise et demande faite pour construire au devant des installations de la brasserie, des bâtiments à chocolaterie, au 196 de la rue de Mangombroux. Les travaux sont exécutés en 1919.

JunonPub001
Publicité.

La fin de la guerre 14-18 est l’occasion pour la firme de donner à ses diverses qualités de chocolat des noms symboliques ;
1918 : « L’Union fait la Force » et « Chocolat Albert le Victorieux »
1919 : « Chocolat, la rentrée triomphale » et « Chocolat du Vengeur »
1920 : « Chocolat Vindictive », du nom d’un bateau coulé à Oostende.

JunonFact001
Facture de 1926.

En juillet 1921, Junon acquiert la marque « Chocolat Vieux Bourg » et 166 moules à chocolat de la firme Vien et Gonay, chocolaterie créée le 20 juin 1912 et située rue aux Laine 27 à Verviers et mise en liquidation en 1921.

junonCP01
Carte postale.

La Chocolaterie Junon ne fait pas de réclame tapageuse mais propose un assortiment d’articles de premier choix, de qualités parfaite, spécialement appréciés des connaisseurs et résultant d’une expérience de 25 années.

JunonPub03
Petite publicité pour « J O C ».

JunonFact002
Document de 1930.

En 1933, apparaît la marque « Junon Omnium Chocolats » dont les premières lettres donnent le mot JOC qui est le sigle de la Jeunesse ouvrière Chrétienne.
Si, au début, la société se nommait : « Chocolaterie Junon, N. Noirfalise et Cie », il y eut, par la suite, deux sociétés : « N. Noirfalise et Cie » et « Chocolaterie Junon S.A. »

JunonPub002
Publicité.

Suite à des contacts avec un Allemand dénommé Lessich, qui fait des essais sur des graisses végétales, M. Mouget fait remplacer la matière grasse provenant des fèves de cacao broyées par une graisse de coco appelée « cocoline ». Après quelques temps le chocolat rancit et prend un goût de savon vert. Ce procédé est fatal pour la firme Junon qui cesse ses activités en 1935-36. Le personnel est replacé en grande partie à la chocolaterie Aiglon.

junonEmb02
Emballage « BELGOR » chocolat extra fin à croquer.

Albums d’images distribués par Junon :
– « Monuments et Sites de Belgique » 100 chromos
– « Le Tour du Monde d’un petit Belge » 25 chromos
– « Les moyens de transport et les Modes à travers les Ages » 25 chromos
– « Ciné-Artists Junon » 100 chromos

Les grandes marques et appellations de la chocolaterie Junon :
Junon 1914
Majestic Junon 1916
Les Alpes Suisses 1916
Caprice des Enfants 1916
Cacao Junon 1916
Junon Marquisette 1920
Vieux Bourg 1921
Dady Junon 1923
Belgor 1929
Junon Omnium Chocolat 1930
Ciné Artist 1931
Trio 1932
Club Junon 1933


Sources : Images de Marques « 100 ans d’histoire du chocolat verviétois » Charles PIRARD – Documents, factures et emballages TB.


Toutes informations susceptibles de compléter mes propos sont les bienvenues.


A SAVOIR !!! 600pxl

40 – Chocolaterie Duc

Chocolaterie Duc – Antwrepen

Dénomination :
Chocolat Duc, Antwerpen/Anvers.

DucEmb02
Emballage « TABLETTE A CROQUER ».

DucPub01
Publicité pleine page A4.

DucEmb01
Partie d’emballage « REGAL DUC ».

DucEmb03
Emballage « LES PETITS MOULINS ».

DucEmb04
Emballage « ISIS’S Delights ».

DucPub02
Petite publicité papier.


Sources : Documents et emballages TB.


Toutes informations susceptibles de compléter mes propos sont les bienvenues.


A SAVOIR !!! 600pxl

39 – Chocolaterie Ruelle

Chocolaterie Ruelle – Bruxelles

Dénomination :
Chocolaterie Confiserie Dragées, Usines Ruelle, rue de la Clinique 23, 25, rue Gheude 21, 23, 25 Bruxelles. ( Maison fondée en 1876 )
Chocolaterie Confiserie Usines Ruelles S.A., rue de la Clinique 25, Bruxelles.

Ruelfact01
Facture de 1913.

Ruelfact02
Facture de 1929.

Ruelfact03
Facture de 1937.

RuelCP01
Photo des années 50.

RuelCP02
Carte postale publicitaire.

RuelBu01
Buvard.

Ruelemb01
Emballage  » Chocolat Printemps « .

Ruelemb02.jpg
Emballage  » Chocolat Equateur « .

Ruelemb03
Emballage crème liqueur Cassis.

RuelPub01
Publicité de 1950.

Rueltitre01
Action de 1909.


Sources : Factures, documents et emballages TB.


Toutes informations susceptibles de compléter mes propos sont les bienvenues.


A SAVOIR !!! 600pxl

37 – Musée Jacques

Visite du musée de la chocolaterie Jacques

Actualité oblige, après la fermeture morose de la chocolaterie Jacques, ce vendredi 17 mai 2019, je vous propose une visite du musée que j’ai pu parcourir le 15 mai 2002, il y a 17 ans, nostalgie …

Jacmus01

Jacmus01a

Jacmus03

Jacmus09

Jacmus10

Jacmus11

Jacmus12

Jacmus13

Jacmus14

Jacmus15

Jacmus16

Jacmus17

Jacmus18

Jacmus19

Jacmus20

DSCF0013

DSCF0019

Jacmus08

Jacmus20d

Jacmus20g

DSCF0017

Jacmus02

Jacmus06

Jacmus07

Jacmus04

Jacmus05

Jacmus20a

Jacmus20b

Jacmus21

Jacmus22
Folder de présentation du musée.


Sources : Photos TB.


Toutes informations susceptibles de compléter mes propos sont les bienvenues.


A SAVOIR !!! 600pxl

36 – Chocolaterie Jacques

Chocolaterie Jacques – Verviers/Eupen

Dénomination :
– Fabrique de Pains d’épices, Hardy et Jacques Verviers.
– Chocolats et Pains d’épices. Hardy et Jacques Verviers
– Fabrique de Chocolat A. Jacques – Verviers
– Chocolaterie Jacques S.A.

Comptant parmi les pionniers de la fabrication du chocolat verviétois, Jean, Antoine Jacques s’installe, vers 1890, avec Jean, joseph, Antoine Hardy au 35 de la rue des Fabriques, à Verviers. Au verso d’un chromo distribué par la « Fabrique de Pains d’épices, Hardy et Jacques Verviers », on peut lire que la firme obtint en 1891 une Médaille d’Or à l’exposition de Liège et en 1892 un Diplôme d’honneur à celle de Bruxelles.
Le 8 octobre 1894, ils ajoutèrent le chocolat à leurs produits et adoptèrent comme marque « La Renommée sonnant dans une trompette ». Les chromos étaient alors libellés « Chocolats et Pains d’épices. Hardy et Jacques Verviers ».
Le 12 août 1895, une demande est introduite à la ville de Verviers, pour l’autorisation d’installer une chaudière et machine à vapeur dans leur établissement de chocolaterie au 35 rue des Fabriques.
C’est au cours de l’année 1896 que Joseph Hardy et Antoine Jacques se séparent. C’est sous la dénomination « A. JACQUES » que vont être produits dorénavant les marques de Pains d’épices, confiserie et chocolats. En 1897 l’entreprise occupait déjà 43 personnes.
Septembre 1899 : Incendie dans la fabrique de chocolat, vers 22h30. L’incendie s’était déclaré dans la chocolaterie et avait gagné aussitôt la confiserie à l’étage supérieur. Les magasins étaient bondés de marchandises, qui sont toutes détruites, le matériel de fabrication est également perdu. Les étages supérieurs sont détruits. M. Jacques évalue les dégâts à 50.000FB. Le personnel de l’atelier doit rester inactif.

JAC00
En-tête de reçu de 1913.

La firme A. Jacques participe à diverses expositions; Anvers 1904: Diplôme d’honneur et Grand Prix; Bruxelles 1904: Médaille et Diplôme d’honneur; Tournai 1904, Liège 1905. La participation la plus originale étant celle de l’Exposition Universelle de Saint-Louis (Etats-Unis) en 1904.

JACpub01
Publicité (anneé ?).

C’est le 6 février 1905 que M. Jacques dépose pour sa fabrique et son commerce de chocolat les qualités garanties pur cacao et sucre « Chocolat Le Semeur » et « Chocolat de la Gileppe » puis le 11 décembre 1907, la marque « Délice des 4 Cantons ».

Jac4cantons06
Emballage « Délice des 4 Cantons ».

Samedi 29 septembre 1906, suite à la disparition, plusieurs fois répétée, de certaines quantités de marchandises, six ouvriers de la Chocolaterie Jacques ont été renvoyés, une longue grève s’en suivi paralysant le bon fonctionnement des activités.

JAC-CP-atelier01
JAC-CP-atelier02
Cartes postales illustrant les étapes de fabrications des chocolats Jacques (série de 21 cartes – début des années 1910).

Mardi 18 février 1908 dans la soirée, la chocolaterie est victime d’une inondation, les machines furent inondées, mais heureusement, on a pu sauver une grande quantité de marchandises.
Guerre 14-18, arrêt des activités de la chocolaterie.
23 février 1919, décès prématuré de Tony Jacques, cette perte cruelle mit fin aux espoirs de M. Jacques, de voir son fils lui succéder à la tête de l’entreprise.
La société Anonyme « CHOCOLATERIE A. JACQUES » est constituée, les statuts sont publiés au « Moniteur Belge » le 28 mars 1920. Le siège social est établi à Verviers, rue des Fabriques. La société a pour objet, tant en Belgique qu’à l’étranger, la fabrication, l’achat et la vente:
– De tous produits se rapportant à l’industrie chocolatière.
– De pains d’épices et produits similaires.
– De la confiserie en tous genres.
– Des articles d’office (Produits annexes à ces diverses fabrications).

Jacques à Eupen
En 1923, le conseil d’administration décide de transférer les bureaux et le siège d’exploitation à Eupen. Le siège social restant à Verviers;
1925 : rue des Fabriques 35
1926 : rue de la Paix 31
1930/1937 : Crapaurue
Jusqu’en 1982 : rue Xhavée 5
Le département « Pains d’Epices » ne fut pas transféré, la firme Debois de Verviers se vit confier les moules en bois destinés à cette fabrication.

JAC-CP-atelier03
Atelier de la fabrication de la pâte crue de chocolat. (année ?)

JACfair00
Stand de la chocolaterie Jacques. (lieu et année ?)

Le 23 décembre 1921, la chocolaterie Jacques enregistre en son nom quatre marques: Le Chocolat des Coopérateurs, Notre Marianne, Le Chocolat de la Clairière et La Semeuse.
C’est en novembre 1923 que démarre la fabrication de produits Jacques à Eupen et le 1er décembre M. Jacques abandonne la présidence du Conseil d’Administration. En mars 1924, les immeubles de Verviers sont mis en vente et le 17 juin M. Jacques donne sa démission de sa fonction d’administrateur.

JACcartepub01
Carte postale « Chocolat Le Semeur » une des sept cartes éditées par la chocolaterie, mettant en vedette les tablettes de chocolat de A. Jacques.

Dès le début de 1925, à la fabrication des tablettes des marques connues viennent s’ajouter celles de « Magda, sec superfin », « Luxy, extra fondant à croquer », « Netta, crème fourrée surfine », on trouve aussi en bâtons « Molly crème Idéale », « Melba Frais », « Melba Pêche », Crème Fine, 3 goûts, orange, ananas et citron ».

JacquesCart01
Carton prime recto/verso.

Un grand concours est organisé à l’occasion des 30 ans d’anniversaire de la Chocolaterie Jacques 1896-1926.
Le 10 février 1929, décès de M. Jacques à l’âge de 71 ans.

JAClettre01
Facture de 1930.

Le modèle d’emballage déposé le 12 mars 1931, pour la marque « Noiseline » fait apparaître pour la première fois le bâton de chocolat sous la forme actuelle. Si les tablettes contenaient bien souvent des cartes postales de différents types, publicitaires en couleurs, humoristiques, de paysages etc…, c’est aussi la période de la distribution de petites images et de photos.

JacqLecita01
Marque de fabrique du chocolat « Lécita » 18 juillet 1934.

C’est en mai 1934 qu’un dessin publicitaire reprenant le terme « Jacques le Superchocolat » est déposé, il est suivi par le dépôt en novembre 1935 du mot « SUPERCHOCOLAT ».

JACpub02
Publicité de 1936.

Le 8 février 1936, la Société Jacques fait breveter le bâton de chocolat à 6 divisions.

JACpub05
Publicité parue dans « Le patriote illustré » de 1938.

Le 15 octobre 1937, naît « Le Chevalier Jacques ». Coiffé d’un casque à panache, tenant un bouclier et une lance monté sur un cheval se cabrant. Sa silhouette est dessinée sous le mot « Superchocolat » et domine celui de « Jacques ».

JacmokR01
JacqFourréEmb02
JacqMokaline01
Emballage bâton du Moka Rhum, Fourré praline et du Mokaline.

1940. L’usine d’Eupen est mise sous séquestre par l’autorité allemande.
1942. Faute de matières premières, la production de chocolat est arrêtée. Prévoyant les événements la direction de Jacques a transféré au début des hostilités un stock de matières premières chez un confiseur d’Anwerpen. La production du chocolat sous le nom de Jacques est faite chez De Beukelaer; Les emballages de bâtons de cette période sont identifiables car la ligne reprenant le nom « Eupen » a été coupée et une surcharge « Chocolaterie Jacques Verviers » y est imprimée en rouge.
Fin 1944, occupation par l’armée Américaine. La reprise des activités de la production de chocolat à l’usine d’Eupen a lieu le 1er juillet 1945. Des travaux d’agrandissement se font en 1946 et on y ajoute une installation de moulage en continu.

JacGT1950.01
Publicité pour le Grand tournoi du demi-siècle.

1950, la chocolaterie Jacques organise le « Grand tournoi du demi-siècle » les consommateurs désignent les  » 6 meilleurs Jacques  »

JACfair01
Stand du « Superchocolat Jacques » à la foire de Paris de 1951.

Dans les années qui suivent « Jacques » va connaître une grande expansion, qui nécessite, en 1956, une extension de l’usine par la mise en service d’un silo à sucre de 250 tonnes, d’un magasin de stockage et de la division pralinage.


Exposition Universelle de Bruxelles de 1958

expo58jacq02a

expo58jacq01a
Pour sa participation à l’Exposition Universelle de Bruxelles de 1958, les produits de la chocolaterie sont présentés dans un pavillon de l’architecte M.E. Fettweiss, ce pavillon se trouvait dans l’unité 2 à proximité des autres grandes chocolateries présentes ; VICTORIA, ALIMENTA COTE D’OR, MEURISSE. Elles étaient toutes regroupées autour du Jardin flamand.

Le pavillon du Superchocolat Jacques a été conçu dans le but de montrer aux visiteurs les parties les plus intéressantes de la fabrication, qui sont le moulage et l’emballage. Une passerelle-promenoir, construite tout autour des machines, permet de juger des excellentes conditions d’hygiène et de travail dans lesquelles œuvre le personnel des usines d’Eupen. Grâce aux procédés modernes employés, la production journalière de ce pavillon est de cinq tonnes environ.
(Guide officiel de l’Expo 58)


JACfair02
Stand des chocolats Jacques, salon de l’alimentation, Heysel, Bruxelles. (année ?)

1960 voit le capital porté de 60 à 100 millions de FB. La fabrication de bâtons de différentes saveurs devient de plus en plus étendue, l’assortiment atteint un total de 33 variétés, allant jusqu’à la création de celui aux arômes de tomates. La production de supertoffées est portée à 21 goûts différents.
La participation de la firme aux foires commerciales de Berlin, Cologne, Munich et au Danemark, donnent de bons résultats.

JACpub03
JACpub04

JAClettre02
Facture de 1963.

En septembre 1963, le label « 1.000.000 de bâtons par jour » est déposé et le succès des ventes peut se voir par les nombreuses collections d’images qui vont satisfaire un grand nombre de collectionneurs.

JacqOAC02
JacRoyal06

1976, la chocolaterie Jacques est associée à la « Continental Food – Continental Sweets.
1982, Jacques rejoint le groupe Allemand « Stollwerck-Sprengel ».

JACmus01
Photo du musée (2002).

1987, une nouvelle usine est construite dans le parc industriel d’Eupen et l’entreprise quitte la rue de la Gare. Elle connaîtra une nouvelle extension en 1994 par la construction de nouveaux bâtiments, dont un musée du chocolat.

jacques100ansA
jacques100ansB
Publication 3 volets, 2 plis, A4, recto/verso sur le centenaire de la chocolaterie.

6 octobre 1996, à l’occasion du 100ème anniversaire de la Chocolaterie Jacques et dans le cadre de la « Journée Découverte Entreprise », une journée portes ouvertes avec une bourse d’échange est organisée.
2001 certification Ambao.
2002, la chocolaterie Jacques (et tout le groupe Stollwerck) est reprise par le groupe suisse Barry Callebaut. Jacques et Callebaut étaient côte à côte avec 6 à 7% du marché des bâtons et tablettes derrière le leader Côte d’Or qui caracole en tête avec 45% des ventes.

JACpub06
Publicité A4 (année ?).

2009, rapprochement commercial entre Barry Callebaut et la société Natra. La société Barry Callebaut et la société espagnole regroupent leurs activités en Europe dans le domaine du chocolat pour les consommateurs. Avec 12 % de part de marché et une production de chocolat estimée entre 15000 et 20000 tonnes par an, la chocolaterie Jacques était le numéro deux sur le marché belge.
2009, fermeture du département chocolat liquide. Pour des raisons de stratégie de groupe, l’installation doit servir à une usine polonaise, la chocolaterie Jacques se concentrera désormais sur la transformation du chocolat et sur l’emballage. Le chocolat liquide, le coeur historique de la société eupenoise, sera lui stocké dans des silos en provenance de l’usine Callebaut de Lebbeke-Wieze.
2011 L’entreprise rejoint le groupe Baronie.
2019 Le groupe annonce l’arrêt de production de la chocolaterie Jacques. La direction de Baronie, propriétaire de l’entreprise, a annoncé lors d’un conseil d’entreprise extraordinaire qu’elle avait l’intention de fermer la chocolaterie à la mi-mai 2019. Elle explique cette décision par des investissements non rentables et des pertes cumulées importantes depuis 2011.


Autres pages sur la chocolaterie Jacques
Musée de la chocolaterie jacques


Sources : L’historique très réduit est tiré du livre « Fabrique de Chocolat A. Jacques » de Charles PIRARD – Documents, factures, publicités, emballages TB.


Toutes informations susceptibles de compléter mes propos sont les bienvenues.


A SAVOIR !!! 600pxl

33 – Chocolaterie Meyers

Chocolaterie Meyers – Bruxelles

Dénomination :
– Fabrique de chocolats et de confiseries J. Coutrois & F. Hennau, Vve G. Meyers & Fils Succs. Usine à Laeken et à Paris, 184-186 rue St Maur.
– Chocolaterie Meyers – Laeken.
– Chocolaterie meyers – Bruxelles

La société en nom collectif Meyers, Courtois & Cie est créée le 12 juin 1882 par Guillaume Meyers, son épouse Félicité Hennau et Jeanette Courtois, négociante à Laeken où la chocolaterie s’installe au 28 de la rue Stéphanie.

MEmb09
Partie d’emballage « Moderne Meyers » chocolat fondant aux amandes.

MEmb03
Emballage « Meyers » chocolat au lait riche, 200 grs.

Entre 1883 et 1897, la maison Meyers-Courtois obtiendra plusieurs récompenses lors des expositions de Bruxelles, Anvers et Paris. Les chocolats de la maison Meyers-Courtois seront réputés pour leur qualité et pour leur présentation raffinée.

MEYERS ENT01
Facture des années 1900.

Jeanette Courtois se retira de l’affaire le 15 juillet 1901 et le 14 mars 1903, Guillaume Meyers décéde, son fils Albert constituera, avec sa mère, la société en nom collectif « Veuve G. Meyers & Fils » le 10 mai 1903. Usines et bureaux demeurent rue Stéphanie , tandis qu’une nouvelle implantation voit le jour au 184 rue Saint-Maur à Paris (mais sans suite). La firme dispose en outre d’un magasin de vente à Bruxelles au 151 rue Neuve.

MEYERS ENT02
Facture de 1919.

MEmb06
Emballage « Le Conquérant » 400 grs.

MeyersCPus01
Carte postale « La chocolaterie « .

MeyersCPus05
Carte postale « L’emballage des bonbons fins ».

MEYERS CP03(15cm)
Découpis recto/verso.

Le 27 décembre 1909, la chocolaterie Meyers se constitue en société anonyme. Son capital se monte à 1,2 million de FB. Une seconde usine Meyers sera créée à Tourcoing.

MEYERS ENT03
Facture de l’usine Meyers de Tourcoing, rue du Moulin-Tonton, de 1949.

Forte de la réputation du chocolat belge, elle sera présente à la Foire de Paris de 1933. Les chocolats Meyers seront présents à Paris jusqu’à la fin des années 1930.

MDoc01
MEmb01
Marque de fabrique du chocolat « Miela » du 9 mars 1922 et l’emballage « Miela » 200 grs.

La chocolaterie Meyers fabrique sous license les produits de la chocolaterie suisse Tobler (Toblerone).

MEYERS ENT04
Facture Meyers de 1965.

La société Meyers procède à plusieurs augmentations de capital, en 1920,1925 et 1930, et sera notamment connue pour ses tablettes « Croqça de 165 grammes. Peu avant la seconde guerre mondiale, la chocolaterie Meyers propose son bâton Pailleté à 1 FB. Les produits Meyers sont diffusés également au Congo belge.

MDoc02
Bon papier pour le chocolat « Croqça ».

MEmb05
Emballage « Pailleté Meyers » fantaisie au cacao, goût fondant.

Au 31 décembre 1950 le bilan de la chocolaterie fait apparaître un solde déficitaire. L’entrée d’Oscar Bossaert dans son capital en 1941 va faciliter la reprise par les chocolateries Victoria et Tobler.
La chocolaterie Meyers déménage à Schaerbeek, avenue Huart Hamoir 58-60 et Paul Bossaert a succédé à son père à la présidence du conseil d’administration en 1956. Les affaires vont mal et la société anonyme Chocolaterie Meyers sera mise en liquidation anticipée trois ans plus tard en 1959.

MPub01
Publicité.

Préalablement à cette opération de mise en liquidation, une nouvelle société a été créée le 23 novembre 1959: la Chocolaterie Godo SPRL, au capital de 500.000 FB, domiciliée Avenue du Panthéon 4. La chocolaterie ne commercialisera jamais le moindre chocolat. Sitôt , la liquidation de la SA Chocolaterie Meyers prononcée, son siège social est transféré à Schaerbeek, avenue Huart Hamoir 58. La chocolaterie Meyers SA est donc remplacée par la Chocolaterie Meyers SPRL. La fabrication s’effectue chez Victoria, rue Deneck, sous les deux appellations: Meyers d’une part, Tobler d’autre part. La mention « SA Chocolaterie Meyers » sera remplacée par « SPRL Chocolaterie Meyers » en surcharge sur les emballages.


Sources : Victoria Biscuits-Chocolat de Didier Sutter 2008 – Emballages, documents, CP, découpis et factures TB.


Toutes informations susceptibles de compléter mes propos sont les bienvenues.


A SAVOIR !!! 600pxl